Yolanda Sanmarcos debout dans son atelier, entourée de peintures de la série « Spéculations intimes »
Yolanda Sanmarcos est artiste visuelle. Artiste hyperréaliste, formée aux arts plastiques, au design industriel et au design spéculatif, elle développe ce qu’elle appelle hyperréalisme psychologique spéculatif : une pratique qui part du portrait à l’huile et s’étend vers l’installation et l’objet pour donner une forme précise à des états sans image, comme le vide, l’ego ou le subconscient. Son œuvre fait partie de la collection permanente La Valija Iberoamericana (Tolède), où elle représente l’Andorre. Elle a reçu le premier prix (2022) et le troisième prix (2024) de la Biennale Ordino Jardins d’Art et a participé à toutes les éditions d’Andorra Crea depuis sa création, ainsi qu’à Hybrid Art Fair (Madrid). En 2027, elle présentera sa série Spéculations intimes à Andorra Crea. Elle vit et travaille à Canillo, en Andorre.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Ma pratique artistique naît d’une question qui a guidé toute mon œuvre : comment rendre visible ce que l’être humain habite intérieurement mais refuse de nommer ?

Je pars de la peinture à l’huile comme racine technique — le portrait hyperréaliste comme instrument de précision, non de représentation. Avec le temps, j’ai étendu ce langage vers l’installation et la création d’objets spéculatifs, non parce que j’aurais changé de territoire, mais parce que certains territoires exigent d’autres moyens. Ce que j’appelle hyperréalisme psychologique spéculatif est exactement cela : la matérialisation techniquement précise d’états qui n’ont pas de représentation visuelle — le vide, l’ego, le subconscient, la créativité et son ombre morale.

Chaque projet cartographie un territoire différent. La peinture (Spéculations intimes) travaille les états du subconscient et fait de vous un témoin. Estèril explore la créativité humaine déconnectée de sa responsabilité morale et invite le spectateur à penser et à laisser une trace. BUIT matérialise le besoin de vide comme espace habitable — on y entre. Shoot Your Words Back examine l’ego comme énergie à la fois destructrice et créatrice, et fait de vous un complice : vous achetez la balle, vous décidez de tirer.

Mon œuvre n’offre aucune distance de sécurité. La relation avec le spectateur est toujours active — témoin, penseur, habitant, complice — parce que les territoires que j’explore ne peuvent pas s’observer de l’extérieur.

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